Les Bengas en deux mots.

Un peuple, une histoire…

Entre migrations et guerres d’affirmation

Les Bengas font partie du groupe Ndowé, dont les membres sont repartis entre le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon. C’est un peuple d’abord de forêt qui a migré vers la mer. C’est ainsi qu’il est devenu un peuple de la côte. Ils viennent de l’Egypte comme tous les peuples, mais le gros rassemblement s’est fait au sud du Cameroun, parce que c’est là où il y a eu un peu la reconstitution des groupes. Les Bengas ont une histoire qu’ils partagent avec d’autres peuples qui sont au Cameroun et en Guinée équatoriale. Ce n’est pas un peuple isolé, c’est un peuple qui a des ressemblances avec des peuples congolais.

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Les Bengas sont rentrés en territoire gabonais en deux temps. D’abord par l’intérieur via le sud Cameroun en passant par le Woleu Ntem. L’histoire retient que les Bengas ont vécu dans le Woleu-Ntem. Après ils sont allés dans l’Ogooué Ivindo et c’est à Mekabo qui veut dire limite, qui est devenu Mekambo, qu’ils se sont séparés des autres. C’est en longeant le fleuve Okondjé, parce que les Bengas ont fait demi-tour, qu’ils sont arrivés au bord de la mer. Et de là, ils ont pénétré les côtes gabonaises entre les 15e et 16e siècles.

Dans d’autres provinces du Gabon, il n’y a pas des Bengas. Il y a par contre leurs frères les Bakotas dans l’Ogooué-Ivindo. Mais ils sont principalement dans la province de l’Estuaire, au Cap Estérias, au Cap Santa Clara et les environs. À Libreville, ils sont majoritairement à Louis. Le roi Louis Dowé qui était de père Mpongwé et de mère Benga, avait baptisé son village situé à côté de Jeanne Ebori, Anongwambani, c’est-à-dire les deux ethnies (Benga-Mpongwé). Les Bengas sont les premiers habitants du quartier  Montagne Sainte (non loin du palais présidentiel)  qu’on appelle Nkodimwa Benga, c’est-à-dire la montagne des Bengas, comme on dit Nombakelé (la montagne des Akélés). Et le premier habitant s’appelait Étienne Vané, d’où la montagne Saint Étienne, parce que l’homme Benga aime être en hauteur pour voir la mer, pour voir les mouvements des vagues, pour sa pêche et son filet.

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Les Bengas vivent de produits halieutiques et de l’agriculture de subsistance. On ne peut pas donc leur imposer certaines limites pour la pèche, car il y a une catégorie de poissons qu’on ne trouve qu’à une certaine distance.  Si on se limite aux frontières des parcs nationaux, on tuera l’homme Benga.

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