GABON

Chef d’Etat : ALI BONGO ONDIMBA

Capitale : Libreville

Autres villes  : Port-Gentil, Lambarene, Oyem, Francevilie, Mouila, Koulamoutou, Makokou, Tchibanga.

Langue officielle : français

Langues  véhiculaires  : fang,  myene, mitsogho, bateke, bapounou (une quarantaine).

Indépendance :  17 août 1960

CADRE  GÉOGRAPHIQUE      : Située sous I’Equateur, la  République Gabonaise couvre  267.667 km2 de relief a la fois massif et accidents : le littoral, précédé  d’une  forte  barre,  est difficilement accessible; une plaine côtière et une cote  basse échancrée de larger baies,   des  plateaux  de 300  a 800m profondément entailles par les rivières (l’Ogooue  et ses  affluents)  avec une foret qui recouvre 85 % du pays.

 

Le  climat  est  partout  équatorial: forte humidité et températures élevées tout au long de l’année.Une grande saison sèche, une autre des pluies caractérisent le pays.   Certains fleuves sont navigables sur de longues distances dans leur tours inférieurs.

FACTEURS  HUMAINS    : De  nombreuses   vagues   de   migrations   ont  déferle sur le Gabon historiquement, lui  donnant  une  diversité  ethnique extrême : Fang,  Mpongwe, Obamba,Bateke,     Bakwele,   Bakota.     Eshira, Adouma,  Okande  qui  parlent  leurs langues propres.Les religions animistes I’emportent largement dans les tribus forestières; mais le catholicisme a gagne 40 % de la population, le protestantisme 10% et l’islam 0,5 %.  Le culte du  bwiti  est très influent.

PROFIL CULTUREL      : Le taux d’ alphabétisation approche 100 % , indique  le  Parti  démocratique gabonais.Outre   l’université      nationale   Omar Bongo, de nombreux instituts, kolas, lycées et collèges ont été crées depuis l’indépendance,  avec des bourses attrayantes et substantielles qui font de l’étudiant gabonais l’un des plus aises d’Afrique francophone.

Art  : Le musé national abrite des objets  d’art  collectes  soigneusement. Quatre  cinémas  a  Libreville,  et  au moins une salle dans chaque capitale provinciale  projettent  des  films  modernes et commerciaux, quand ce ne sont pas des films produits au Gabon même. Des  troupes  amateurs  de  théâtre tentent de revivre un art encore vivace, surtout parmi  les jeunes.  Des pièces, tel   que  “Obeli”,   sont  données  en représentation   périodiquement.   Les groupes  d’animation  du parti jouent un rôle de maintien de la dense folklorique.

Communication  : Les nombreuses émissions de la télévision, qui compte deux chaines en couleurs, présentent les  richesses artistiques du pays mais 
aussi  des films documentaires sur les réalisations  économiques  et  sociales. La  radio, qui émet sur deux canaux également,  est très active. (Gabon Télévision); il faut  mentionner aussi  “Africa  No 1”, la radio panafricaine émettant de Libreville.

Musique

Le Gabon est une terre par excellence de musiques. Des personnalités importantes du domaine de cet art contribuent au rayonnement tant national qu’international du Gabon. Au nombre de ces ambassadeurs de la culture Gabonaise figurent notamment  : 

Alexis Abessolo

 

Angele Assele

 

Annie-Flore Batchiellilys

 

Arielle T

 

Ba’Ponga

 

Chriss

 

Didier Ontchanga

 

Don Alias

 

Eben & Family

 

Ety Bula

 

Evizo Stars

 

François N’Gwa

 

GABS

 

Hilarion Nguema

 
Jann Halexander

 

Kaynzaa

 

L’afrikain

 

La Section

 

MovaizHaleine

 

Naneth

 

Notre Dame de la Salette

 

Oliver N’Goma

 

Onoye Sissai

 

Patience Dabany

 

Pierre Akendengué

 

Tita Nzebi

 

Vyckoss Ekondo

Le football est le premier sport au Gabon. Le pays dispose d’un championnat professionnel de football à 14 clubs, la LINAF. En 2011, le Gabon est champion d’Afrique de football des moins de 23 ans. En 2012 il co-organise la coupe d’Afrique des nations de football avec la Guinée équatoriale ; il atteint le stade des quarts de finale. En 2016, l’International Pierre Aymeric AubameEyang, le plus performant des buteurs du Championnat d’Europe, évoluant dans l’équipe de Dortmund en Allemagne a été sacré Ballon d’or du football Africain. Le Gabon, doté d’infrastructures modernes, a le privilège d’organiser en 2017 la prochaine coupe d’Afrique des Nations.

Une palette d’autres sports existe dans le pays, tels l’athlétisme, le basket-ball, la boxe et les sports de combat, ainsi que le cyclisme, avec la Tropicale Amissa Bongo, compétition internationale équivalent à un « Tour du Gabon cycliste ».

Le Gabon est aussi une destination touristique pour la pêche sportive (au Tarpon notamment) avec les sites de Setté Cama et la lagune Fernan Vaz.

Aux Jeux olympiques de Londres, en août 2012, le Gabon obtient la première médaille de son histoire grâce à Anthony Obame qui remporte la médaille d’argent en taekwondo dans la catégorie des plus de 80 kg. Le même devient champion du monde de taekwondo en plus de 87 kg, le 20 juillet 2013.

Cinéma

Comme celui d’autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d’un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfèrent, d’ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d’un manque de public. C’est encore à l’Institut Français du Gabon (ex « centre culturel français de Libreville »), qui possède une salle de projection, qu’on a le plus de chances de voir un film gabonais.

Néanmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-métrages, ont été produits depuis les années 1970. Plusieurs cinéastes gabonais ont d’ailleurs été primés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s’agit de Philippe Mory qui tourne en tant que réalisateur en 1971 le premier long-métrage gabonais, Les tam-tams se sont tus. Considéré comme un précurseur et comme le père du cinéma gabonais, il joue son premier grand rôle dans le film français On n’enterre pas le dimanche (Prix Louis-Delluc 1959) de Michel Drach, qui fait de lui une vedette internationale. Il est ainsi le premier comédien d’Afrique noire à tenir un rôle principal dans un film français.

Le FESPACO reconnaîtra aussi Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-métrages, Imunga Ivanga pour son film Dolè et Henri Joseph Koumba Bibidi pour Les couilles de l’éléphant (meilleure musique) en 2001 ; ce dernier film sera un best-seller africain, diffusé dans au moins huit autres pays. Imunga Ivanga reçoit le Tanit d’or (en)des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) pour Dolè. En 2013, le FESPACO consacre une journée à une rétrospective du cinéma gabonais.

Un feuilleton produit en 1994 pour la télévision gabonaise, l’Auberge du Salut, a connu un réel succès dans le pays et a été diffusé dans d’autres pays d’Afrique (Côte d’Ivoire etBurkina Faso).

Le CENACI (Centre National du Cinéma gabonais), devenu en 2010 l’IGIS (Institut Gabonais de l’image et du Son), dirigé jusqu’en 2009 par Charles Mensah puis par Imunga Ivanga, s’efforce de soutenir la production de films de réalisateurs gabonais.

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