Au terme de l’atelier de Conakry

L’ACALAN-UA COMMUNIQUE


Les 15, 16 et 17 Avril 2019, s’est tenu à l’hôtel Petit Bateau de Conakry en République de Guinée, l’atelier des démographes et cartographes de la région de la CEDEAO et la République Islamique de Mauritanie sur l’élaboration de l’Atlas Linguistique de l’Afrique, organisé par l’Académie Africaine des Langues (ACALAN). Cet atelier s’est tenu dans le cadre de la mise en oeuvre des recommandations des ateliers de consultation de Bamako et d’Abidjan, organisés par ACALAN respectivement du 17 au 18 octobre 2017 et du 31 octobre au 02 novembre 2018, auquel ont participé les bureaux nationaux de statistiques et certains cartographes des quinze (15) États membres de la CEDEAO et de la République Islamique de Mauritanie, pour discuter de la méthodologie et des aspects techniques liés à la production de documents d’un atlas linguistique harmonisé de la région de la CEDEAO et de la République Islamique de Mauritanie. L’atelier avait pour objectifs de :

  • mettre en place un comité technique et de coordination pour l’atlas linguistique de la région de la CEDEAO et nommer des coordinateurs nationaux;
  • décider de la mise à jour de toutes les données existantes sur les atlas linguistiques des États membres de la région;
  • fixer un délai aux statisticiens et cartographes pour produire un projet de l’atlas harmonisé;
  • planifier une campagne de plaidoyer pour le projet dans les États membres concernés;
  • impliquer les quinze États membres et leurs structures nationales (points focaux) de l’ACALAN;
  • mettre en place un groupe de travail pour le plaidoyer et le lobbying dans les États membres concernés.

L’atelier a regroupé les représentants (démographes et cartographes) des bureaux nationaux de statistiques des pays membres de la région de la CEDEAO et de la République Islamique de Mauritanie, exception faite du Mali et du Sénégal qui n’étaient pas présents a cause de problème logistique, le coordinateur continental du projet de l’Atlas Linguistique de l’Afrique, le Coordinateur Régional pour la région CEDEAO du projet de l’Atlas Linguistique de l’Afrique, les représentants du pays hôte (représentants de la Structure Nationale des langues, du Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de la République de Guinée, le personnel du secrétariat de l’ACALAN, ainsi que les représentants du Centre d’Etudes Linguistiques et Historiques par Tradition Orale, (CELHTO), du Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines, (CERDOTOLA) et du Centre International de Civilisation Bantu (CICIBA ).

Recommandations :

Sur la méthodologie concernant la collecte de données linguistique

  1. Expliquer en annexe l’organisation administrative dans chaque Etat, en s’en tenant au traitement administratif à trois niveaux auxquels les données seront agrégées, convenu aux assises d’Abidjan ;
  2. Prendre en compte toutes les langues dans la collecte des données, en vue d’élaborer des Atlas Linguistiques qui n’excluent aucune langue ;
  3. Élaborer des instruments de collecte de données améliorés, qui prennent en compte toutes les langues sans exception ;
  4. Mettre en oeuvre la collecte de données sur les langues et le renseignement du formulaire par une équipe pluridisciplinaire qui associe les experts linguistes, afin d’éviter les confusions entre les langues et les dialectes ;
  5. Adopter une méthodologie concrète de collecte de données des langues qui seront proposées comme variable aux prochains Recensements Généraux de la Population et de l’Habitat (RGPH) des différents Etats ;
  6. Collecter les seules données linguistiques, en évitant de confondre la variable langue à celle de l’ « ethnie ».
  7. Mener des études complémentaires, en vue d’obtenir des données sociolinguistiques nécessaires à l’élaboration de l’Atlas Linguistique exhaustif ;
  8. Faire l’inventaire de toutes les langues, mêmes celles qui sont minoritaires du point de vue du nombre de locuteurs ;
  9. Proposer des définitions conceptuelles aux experts cartographes et démographes des Etats, afin que tout le monde ait la même compréhension des différents termes utilisés pour la collecte des données et l’élaboration de l’Atlas Linguistique.
  10. Actualiser les données linguistiques en recourant à un questionnaire et aux études linguistiques, sociolinguistiques et dialectologiques existantes ;
  11. Se référer aux plus récents Recensements Généraux de la Population et de l’Habitat (RGPH) comme point de départ de collecte des données sur les langues ;
  12. Assurer la continuité en vue d’une capitalisation des informations, en maintenant les mêmes experts d’une assise à une autre ;
  13. Demander aux bureaux nationaux de statistique, de rendre disponible les données sur la variable « langue » ; demander aux experts de faire des restitutions d’information au sein des bureaux nationaux de statistiques, afin que tout le monde soit au même niveau d’information en cas de changement d’expert.

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