AGENDA 2018

LE CICIBA AU CŒUR DES ENJEUX

CULTURELS ET SCIENTIFIQUES EN AFRIQUE

En perspective un accord de coopération à signer avec la CATC

Les mois de septembre et d’octobre 2018 affichent deux importants rendez-vous dans l’agenda du CICIBA. Invités, d’une part, par le Conseil Africain des Autorités traditionnelles et coutumières (CPATC) et, d’autre part, la Fondation Savrogan de Brazza en collaboration avec l’Université Marien Ngouabi, le CICIBA est attendu à Abidjan et à Brazzaville. Une mi-saison sur un air de grande revitalisation.

Pour sûr, avec un tel agenda l’année 2018 aura été, pour le CICIBA, une période d’une visibilité tous azimuts tant au niveau africain qu’international. La présence active de notre institution au Brésil (à la faveur de la tenue à São Paulo, de la 4e édition de l’ECOBANTU), ainsi qu’au Niger (Colloque du CELHTO), au Cameroun (Rencontres avec le CICADIA, le CERDOTOLA) et en Côte d’Ivoire (Colloques internationaux CELHTO, MASA et, bientôt, CPATC) marque un air de consolidation de notre action auprès de nos nombreux partenaires scientifiques et culturels.

Il y a là tant d’horizons nouveaux qui s’offrent à une institution qui n’a plus de mal à graver ses initiales. Cette fois, concernant les deux rendez-vous annoncés, il y a lieu de noter que culture et science s’entremêlent.

Le premier rendez-vous a lieu du 10 au 12 septembre prochain, dans la capitale économique ivoirienne, à Abidjan. A l’initiative des Gardiens de la tradition de plusieurs pays d’Afrique, réunis au sein d’un Conseil africain ad hoc, un symposium international est convoqué en Côte d’Ivoire sur le thème « Renforcement du rôle des autorités traditionnelles et coutumières (ATC) en matière de préservation de la paix, de stabilité et de sécurité dans nos Etats ».

Cette rencontre réunira un nombre important de Gardiens de la tradition, des chercheurs et de responsables d’organisations de recherche et d’intégration à vocation régionale ou internationale, au nombre desquelles l’OCPA (Maputo), le CERDOTOLA (Yaoundé), le CICIBA (Libreville), le CELHTO-UNION AFRICAINE (Niamey), Encyclopedia Project (Accra), ACALAN-UNION AFRICAINE (Bamako), PANAFSTRAG (Lagos), American-African-Asian Chamber of Commerce, Union Africaine…

Dans le cadre de la tenue de l’Assemblée Générale de cette Association continentale de la chefferie traditionnelle, il est prévu également, outre les questions liées à ses activités statutaires, l’admission de nouveaux membres, une exposition d’œuvres d’art africains, ainsi que la signature d’un protocole d’accord de coopération avec le CICIBA.

Le second rendez-vous est fixé à Brazzaville, en République du Congo, du 2 au 3 octobre 2018, cette fois dans le cadre du Colloque international « Vie et existence dans le royaume Kongo ». Cette initiative est conjointement pilotée par la Fondation Savrognan de Brazza et l’Université Marien Ngouabi.

Comme l’indique l’argumentaire de cette rencontre scientifique, le Comité d’organisation entend en faire un haut lieu d’échanges instruits autour d’une histoire glorieuse d’un peuple bantu riche d’une civilisation qui a survécu à tous les aléas des temps. Il s’agit, indique-t-on, de d’un effort de « réappropriation d’une histoire et d’un passé » qui permettraient de repérer les grandes valeurs (de paix, de coexistence harmonieuse, etc.) qui ont aux peuples de ce temps-là de bâtir des sociétés cohérentes, performantes, consensuelles, durables… fondées, en plus, sur le respect des morts, de la femme, de la parole donnée, l’efficience des rites et cérémonies, etc. Tant de valeurs qui tiennent d’une socialisation plus humaniste et glorieuse.

Entre reconstruction consciente d’une mémoire en quête de (re)légitimation historique et d’une œuvre de raison et de liberté, les différents orateurs engagés dans cette entreprise euristique n’auront, on le voit, qu’une ambition : redire le royaume Kongo tel qu’il a été, hier, sous son meilleur jour. Un foyer paradigmatique de civilisation multiséculaire.

A cette occasion, le CICIBA (représenté par son Directeur Général, lui-même chercheur averti dans l’anthropologie culturelle, la sociologie et l’historiographie créoles) qui s’est inscrit sous le panel « le Kongo et la diaspora », entend y apporter sa meilleure contribution, fort de son expertise dans ce domaine, aux côtés des sommités de l’historiographie et des disciplines affines qui y sont attendues comme les professeurs Théophile Obenga, Elikia Mbokolo, Mutamba Makombo, Abraham Ndinga Mbo, Jean-Claude Bayakissa, etc.

Deux moments d’intenses activités qui, par-delà la fragmentation actuelle des mémoires, ne manqueront pas de relancer l’intérêt pour la réappropriation des traditions méconnues et des meilleurs pans refondateurs de notre être bantu. Au passé, au présent et au futur.

Nous y reviendrons.

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One thought on “AGENDA 2018

  1. sita dinguila

    je suis un ecologiste tres preoccuper par la culture

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